| Accueil > Trek du Dhaulagiri > Les Etapes > 9ème étape < Etape suivante |
9ème étape: Camp des Italiens 3660m - Camp d'altitude env 4300m. 5h30. dénivelée +750m -100m -Fini le repos. Ce matin, on déjeune avec des nouilles. Prêt à partir à 8h. Bon timing! Sauf que c'est parti pour le sérieux, maintenant! On ne va plus voir âme qui vive pendant 5 jours. En autonomie complète. On est un peu tendu: on ne connait pas l'itinéraire et en plus, il y a un passage marqué dangereux! C'est vraiment l'inconnu! Tout de suite, on descend une moraine assez raide et on traverse une langue glacière. Puis on remonte de l'autre côté sur la moraine rive droite (donc à gauche en montant, logique...) et c'est précisément là que se trouve le passage dangereux. Il s'agit d'environ 100 m à plat mais sur le flanc de la moraine. Cette dernière est très raide, la rivière est bien 50 m plus bas et le chemin est très étroit. Malgré tout, ça passe bien. En fait, ça n'est pas difficile mais il faut être concentré quand même. Par contre, en cas de mauvaises conditions (neige, pluie), ça peut-être assez casse-gueule! Tandis que nous longeons de magnifiques falaises qui feraient baver bien des grimpeurs, le noeud qu'on avait au ventre depuis deux ou trois jours disparait. Il faut dire qu'on commençait à imaginer ce "dangerous passage" comme 400m déversant dans du rocher pourri! Un peu parano, les gars... Ensuite, nous entrons dans une gorge, l'ancien lit du glacier du Chhonbardan, surmontée de parois gigantesques! Probablement 1500m!! Ambiance lunaire! C'est de toute beauté! Vers 10h, le vent se lève. Dans ce goulet, il s'engouffre avec une telle violence que nous en perdons l'équilibre. De plus, comme il soulève d'énormes nuages de poussières, cet endroit devient effrayant, apocalyptique!!!! Impressionnant, vraiment!! Même les photos font peurs! Nous longeons donc toujours la rivière Myagdi Khola jusqu'à sa source: le glacier Chhonbardan sur lequel nous allons prendre pied facilement. Mais juste avant, un peu abrités du vent, nous mangeons vite quelques "noodles soup". Il fait froid et les nuages qu'on voyait tous les jours monter depuis le camp des Italiens arrivent déjà. Sur le glacier, le grésil fait son apparition! Manquait plus que ça... Nous marchons encore une heure puis , vers 4300m, nous trouvons une petite place à peu près plate où nous montons la tente. Non sans mal avec ce vent! Immédiatement, on s'y réfugie avec tout le bordel: sacs, réchaud... Enfin, on arrive à se faire un peu à manger (des nouilles!). Nous avons du casser la glace d'un petit lac pour avoir de l'eau. Juste devant nous, la "Dhaulagiri west ice fall" dont les séracs tombent régulièrement dans un énorme fracas. (ça devient l'étape de tous les superlatifs). Le noeud au ventre réapparait: nous sommes passés le point de non-retour et les conditions deviennent vraiment mauvaises. Si le grésil tombe toute la nuit, le chemin sera impraticable , c'est sûr. Et nos vivres sont calculés assez juste... Pas le choix, de toute façon. Vers 17h, on dort déjà, ce qui promet une longue nuit de sommeil. A 23h, on se lève pour aller "au toilettes" et, ô surprise, plus de vent, plus de grésil et un ciel étoilé! Ouf! Le noeud au ventre? oui, il redisparait. Réveil fixé à 5h.
|
|---|
16 novembre 2003